Rechercher

J'ai découvert cette publication de Iégor Reznikoff peu de temps après la fin de mes études de musicothérapie. Il y est question du rapport entre la qualité de l'acoustique des grottes et l'emplacement des peintures. Pour reprendre l'auteur : c’est à proximité des endroits les plus sonores que l’on trouve le plus de peintures.

Et si l'homme préhistorique ne se fiait pas à ses yeux (comme on pourrait le croire) mais plutôt à ses oreilles pour avancer dans la grotte et trouver l'endroit où réaliser son œuvre ? La voix et son écho semble jouer ici un rôle majeur. Il y est question de résonance, de production d'harmoniques de la voix... Fascinant ! Et cela nous ramène à l'objet de notre exploration vocale.

https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1988_num_85_8_9349

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00534626/document


Documentaire fiction. Un paléoanthropologue a réussi à extraire des fossiles sonores de peintures rupestres. Ces sons préhistoriques nous projettent au cœur de la légende de Tsinaka, qui serait la plus ancienne histoire de l’Humanité. Cette découverte fait la Une du magazine scientifique "Nature".

Je suis fasciné par cette découverte de fossile sonore, comment l'empreinte du son peut traverser le temps. L'émission est magnifique ! Je vous invite à l'écouter au casque.

https://www.franceculture.fr/emissions/lexperience/fossile-sonore


Les Journées de musicothérapie de Nantes, organisées par l'Institut nantais de musicothérapie, s'adaptent à la situation sanitaire. Bien que les inscriptions en présence restent maintenues, les Journées seront déclinées en mode visioconférence. Par ici pour les inscriptions et le programme. Pour rappel, j'interviens samedi 20 en atelier avec mon ami Jacques Gudin, psychanalyste, sur un atelier intitulé "La mélodie du Silence : entre temps et non-temps".

Voici le descriptif des Journées : "La question du temps est au cœur des processus thérapeutiques, dans ce qui se joue et se rejoue, se structure, se construit ; dans ce qui peu à peu s’élabore et s’exprime. Le temps de l’alliance thérapeutique, la succession des séances et leur rythme, les interstices du temps entre chacune d’elles, la durée de l’accompagnement, l’alternance entre musique et verbalisation : la musicothérapie se déploie dans une temporalité dont la prise en considération doit permettre la mise en œuvre d’un cadre apaisé, structurant et équilibré, lorsque la vie ou la pathologie confinent à un vécu qui parfois disperse ou se précipite, parfois s’étire en éternité…La musique aussi est « un art du temps », nourrissant nos cultures, sculptant nos sociétés en traversant les siècles ; elle se nourrit de nos rythmes internes, de nos battements vitaux, et alimente en retour notre intériorité autant que nos liens sociaux.
Les dispositifs de musicothérapie doivent être imaginés, pensés et ajustés pour permettre au patient de se mettre à l’écoute de ses rythmes et de sa musique intérieure, de s’ouvrir à sa créativité, entre ostinato et improvisation.
Nous nous appuierons sur l’expérience de musicothérapeutes exerçant dans différents champs cliniques, approchant des situations de vie diverses : néonatologie, personnes incarcérées, enfants avec des troubles du spectre autistique, un handicap moteur ou psychique, un polyhandicap, un vécu dépressif, une schizophrénie, enfants ou adultes en fin de vie…"