Je me présente…
J'ai commencé ma profession d’infirmier en addictologie. J'y ai appris quelque chose qui ne m'a plus quitté : on ne soigne pas seulement un symptôme, un comportement ou une maladie. On rencontre une personne dont la manière d'habiter son corps, sa vie et le monde a été profondément bouleversée.
Très vite, les mots et les réponses habituelles du soin ne m'ont pas toujours semblé suffisants. J'avais pourtant été journaliste avant d'être soignant, et j'avais travaillé dans l'édition. Les mots, je leur faisais confiance. Mais certaines expériences demandent autre chose : du temps, une qualité de présence, parfois un détour. La musique et le sonore ont été l'un de ces détours.
Je me suis formé à la musicothérapie, puis j'ai approfondi le travail autour des états de conscience, de l'hypnose et de la transe. Au fil des années, auprès de personnes vivant avec une douleur chronique, une addiction, une maladie grave ou l'approche de la fin de vie, ces différentes pratiques ont cessé d'être pour moi des techniques séparées.
Un même fil est apparu.
La voix. Le souffle. Le silence. Un morceau de musique. Le son d'une forêt ou de la mer. Une image intérieure. Tout cela peut rouvrir une relation devenue difficile : au corps, à soi-même, aux autres, à ce qui nous entoure.
Au détour d'une écoute de paysage sonore, quelqu'un retrouve le chemin forestier de son enfance.
Je n'ai jamais quitté le soin. Je suis infirmier : un infirmier qui ne fait pas de pansements. J'évalue, je connais les traitements et leurs effets, je sais ce qui relève de mon champ et ce qui n'en relève pas. Ce que je propose ne remplace rien : ça travaille à côté, avec les médecins et les équipes quand c'est nécessaire.
C'est progressivement cette question qui est devenue centrale dans mon travail : qu'est-ce qui nous permet de retrouver de la présence et de la résonance lorsque la souffrance a rétréci notre monde ?
Aujourd'hui je travaille à cet endroit-là. J'accompagne des personnes en consultation et à l'hôpital, j'enseigne, je participe à des recherches, et je développe des expériences autour de l’écoute et de la voix, des paysages sonores et de notre relation au vivant.
Musicothérapie, hypnose, écoute, paysages sonores ne sont pas pour moi une collection d'outils. Ce sont différentes façons de rouvrir ce que la souffrance avait fermé.
FORMATION
Diplôme d'État d'infirmier (2008-2011)
DU de musicothérapie, Université de Nantes (2016-19)
DU d'études des transes et états de conscience modifiés, Université Paris 8 (2022)
Hypnose thérapeutique, Ipnosia, Nantes (2024-25)
Supervision clinique mensuelle avec Jacques Gudin, psychanalyste et psychothérapeute (Nantes) depuis 2012
EXERCICE
Infirmier en exercice libéral hors conventionnement, Saint-Nazaire, depuis 2025
Musicothérapeute en libéral depuis 2020
Unité de soins palliatifs et équipe mobile, CH de Saint-Nazaire, depuis 2023
Consultation douleur chronique, CH de Saint-Nazaire
Auparavant : CSAPA-CAARUD Oppelia La Rose des Vents (2016-2021), unité d'addictologie La Saline, Guérande (2011-2016)
ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE
DU d'hypnoanalgésie, UVSQ - Université Paris-Saclay, depuis 2024
DU de musicothérapie, faculté de médecine, Université de Nantes, depuis 2023
Comité de rédaction de la Revue Hypnose et Santé intégrative, Dunod
PUBLICATIONS
Jaud, N. (2025). La relation thérapeutique en musicothérapie : de la contrainte naît la liberté. Journal de l'hypnose et de la santé intégrative, 32(3), 33-42. https://doi.org/10.3917/jhsi.032.0033.
David, N., Minoza, S., Jaud, N. et Ganry-Salomon, C. (2026). Douleur chronique et musicothérapie : une alternative sensible au cœur des soins. Journal de l'hypnose et de la santé intégrative, 34(1), 45-63. https://doi.org/10.3917/jhsi.034.0045.
Jaud, N. (2020). À la recherche de la voix perdue : une musicothérapie en addictologie. Revue française de musicothérapie, 39(2). https://hal.science/hal-03432804v1
AILLEURS
Podcast En quête d’Accord, avec Imane Cherqaoui (19 mai 2026)
https://podcast.ausha.co/en-quete-d-accord-l-aet-de-communiquer-et-d-etre-en-lien/nicolas-jaud
